G7 : les États-Unis accusent le Canada de "trahison"

Dominique Dufresne
Juin 12, 2018

Mais le torpillage du G7 au Canada par le président américain pose des questions quant au bilan de cette rencontre et quant à la stratégie diplomatique que vont mener les États-Unis a fortiori avec cet ennemi de longue date.

"Nous allons nous tenir côte à côte avec le Premier ministre et les citoyens du Canada", a renchéri Doug Ford, le nouveau Premier ministre de l'Ontario, la province la plus peuplée du Canada, volontiers populiste et admirateur de Donald Trump. Une volte-face du président américain, habitué des réactions épidermiques, qui réagissait à des déclarations de Justin Trudeau. Après de difficiles tractations, un accord a été trouvé samedi... "Soyons sérieux et dignes de nos peuples", a indiqué l'Elysée. 20 Minutes vous résume ce G7 qui a viré au fiasco.

Que pesaient de toute façon ces quelques lignes difficilement négociées face à un Donald Trump prêt à toutes les confrontations pour réduire le déficit des échanges américains? Le président américain a également mis sur la table le retour dans ce cénacle de la Russie, suspendue depuis l'annexion de la Crimée, en 2014.

Les Européens ont voulu afficher un front uni sur ce dossier en rejetant la proposition du président américain, appelant le Kremlin à cesser de " saper les systèmes démocratiques ".

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Des opposants aussi féroces qu'Andrew Scheer ou le premier ministre élu de l'Ontario, Doug Ford, se sont ensuite joints aux libéraux de Justin Trudeau et se sont engagés à appuyer le gouvernement dans ses efforts à résoudre ce qui ressemble de plus en plus à une guerre commerciale avec les États-Unis.

Et " Donald Trump exploite d'autres divisions au sein du groupe des sept", souligne Jean-Eric Branaa, maître de conférences à l'université de Paris 2 et spécialiste de la politique américaine.

Emmanuel Macron a refusé de commenter personnellement le revirement du président américain à la fin du G7.

Emmanuel Macron et Donald Trump nous ont rejoué la scène de la poignée de main, toujours aussi musclée à en juger par les photos montrant la main de l'Américain marquée par l'empreinte du pouce du Français.

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"En coulisses, les échanges ont été " très tendus " selon l'Elysée, presque " embarrassants", en particulier sur les relations commerciales. Quiconque les quitterait montrerait son incohérence et son inconsistance. La coopération internationale ne peut dépendre des colères et des petits mots. Arrivé avec plus d'un quart d'heure de retard au petit-déjeuner de travail du samedi consacré à l'égalité entre les sexes, Donald Trump a été le premier à quitter La Malbaie, alors que les autres membres du G7 poursuivaient les discussions.

" Ses retards sont très symboliques, et son départ très précipité était un bon moyen de manquer la table ronde sur le climat, pour montrer qu'il compte ne rien céder sur ce dossier", analyse Jean-Eric Branaa.

Donald Trump quitte le Canada où se tenait le G7, le 9 juin 2018.

Xi, qui s'exprimait lors du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghaï à Qingdao, n'a pas mentionné les Etats-Unis dans son discours, mais les deux premières puissances économiques de la planète sont engagées depuis des mois dans un conflit qui menace de dégénérer en guerre commerciale.

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Le communiqué commun n'aura tenu que quelques heures. Sa délégation et lui-même avaient pourtant donné validé ce document. Le président iranien Hassan Rohani, dont le pays est observateur à l'OCS, s'y est également rendu pour s'assurer du soutien de Pékin et Moscou à l'accord sur le nucléaire iranien après sa dénonciation par Washington. Et mis le cap sur Singapour où il doit rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

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