Le G7 veut réformer le commerce mondial mais Trump retire son soutien

Elisee Touchard
Juin 10, 2018

Le sommet du G7 de La Malbaie s'est terminé par un coup de théâtre que personne n'avait vu venir: cinq minutes après la publication officielle du communiqué final de la rencontre, le président Trump annonçait sur Twitter qu'il retirait sa signature du communiqué parce que le premier ministre Trudeau aurait dit, selon lui, des " faussetés ". Quitte à déclencher une guerre commerciale ouverte, comme le montre sa menace réitérée de taxer les importations de voiture. "Nous sommes la tirelire que tout le monde pille", a-t-il regretté.

La décision de Donald Trump, qu'il a annoncée lui-même via plusieurs tweets envoyés depuis l'avion Air Force One en route vers l'Asie, aurait été prise à la suite du discours final du Premier ministre canadien Justin Trudeau. Le communiqué répond à certaines exigences du président américain. Or l'Allemagne pourrait préférer la prudence, craignant que Donald Trump ne surtaxe prochainement les automobiles étrangères. La mention de nécessaires "règles" collectives était une exigence des Européens, qui n'ont eu de cesse de dénoncer les menaces de guerre commerciale de Donald Trump.

Les dirigeants du G7 étaient parvenus samedi, à l'issue d'un sommet de deux jours au Canada, à se mettre d'accord sur une déclaration commune sur le commerce malgré les critiques de Donald Trump contre des pratiques qu'il juge injustes envers les Etats-Unis dans le cadre de son programme "America First". Tous appréhendaient les réactions et décisions du président américain notamment concernant son attachement au protectionnisme. Mais, signe que les tensions commerciales actuelles ne se sont pas apaisées, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, l'hôte du sommet, a confirmé que son pays appliquerait bien dès le 1er juillet des droits de douane en représailles à ceux imposés par Washington à l'acier et l'aluminium.

Le casting cinq étoiles du prochain Tarantino s'enrichit encore
Damian Lewis et Dakota Fanning sont aussi annoncés dans ce film qui devrait sortir en août 2019. En attenant ce long-métrage, on retrouvera Al Pacino dans The Irishman sur Netflix.

Lorsqu'un journaliste de Quotidien a demandé aux dirigeants pendant cette rencontre bilatérale qui gagnait le bras de fer entre eux, Donald Trump a répondu: "Il serait très dur à battre (...) C'est mon ami", en pointant du doigt un Emmanuel Macron tout sourire.

Durant les débats "extrêmement productifs" sur le commerce, le président américain avait mis en garde les partenaires commerciaux tentés de répondre à ses taxes: "S'ils répliquent, ce sera une erreur", a-t-il dit, alors que l'Union européenne prépare des tarifs sur le bourbon ou les motos américaines. On y parle plutôt de la volonté des membres du G7 d'empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire.

Il a expliqué, lors d'une conférence de presse finale avant de quitter La Malbaie, avoir proposé à ses partenaires une zone de libre-échange du G7, sans tarifs, subventions ni barrières.

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Dans les Bouches-du-Rhône, la raffinerie de la Mède est particulièrement visée parmi la douzaine de sites qui seront bloqués à compter du 10 juin.

Le G7 appelle aussi la Russie à "cesser de saper les systèmes démocratiques" et à abandonner "son soutien au régime syrien". Dans l'immédiat, la Russie est de toute façon occupée à accorder ses violons avec la Chine et l'Iran, à l'occasion de la réunion annuelle de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

"Inconsistance", "incohérence", "petits mots", "colères": ces termes sont adressés directement à Donald Trump, sans évidemment jamais citer son nom. La France a pris le lead du "tous contre Donald Trump". Le président américain était arrivé le dernier et reparti le premier du cossu Manoir Richelieu, surplombant le fleuve Saint-Laurent.

Donald Trump quitte le Canada où se tenait le G7, le 9 juin 2018.

Lait Lactalis contaminé: le PDG fait bouillir les députés
De plus, le patron de Lactalis , Emmanuel Besnier , a montré beaucoup de réticence à venir devant les parlementaires . Une association annonce des "centaines" de plaintes de parents en France contre le groupe.

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