Syrie : l'OIAC va poursuivre sa mission d'enquête sur l'attaque chimique présumée

Dominique Dufresne
Avril 15, 2018

Moscou a évoqué une "insulte" au président Vladimir Poutine, tandis qu'en Iran, le guide suprême Ali Khamenei a qualifié les dirigeants américain, français et britannique de "criminels".

"Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques".

Au lever du soleil à Damas, des dizaines de partisans du régime arborant des drapeaux syriens, se sont rassemblés sur l'emblématique place des Omeyyades, au son des klaxons et de musiques patriotiques.

Le régime syrien a dénoncé une "agression barbare et brutale" des Occidentaux, qu'il a accusés de chercher à entraver une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) dont une équipe doit entamer samedi son enquête à Douma sur l'attaque chimique présumée du 7 avril. "C'est l'honneur de la France d'être à la hauteur du rôle singulier et historique qui est le sien et d'avoir pris l'initiative, au côté des démocraties américaine et britannique, d'exercer des frappes aériennes ciblées sur l'arsenal chimique syrien", a affirmé sur Twitter Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI.

Frappes contre la Syrie : l'Algérie "déplore" l'escalade militaire
Jean-Yves Le Drian a déclaré que "sur la question de l'arme chimique, il y a une ligne rouge qu'il ne faut pas franchir" et malgré le manque de preuves de l'utilisation de telles armes en Syrie , il a prévenu que d'autres frappes pourraient survenir.

"Alors que les informations disponibles sont plus claires sur le recours au chlore, nous avons aussi des informations significatives qui font état également d'un usage de sarin", a-t-elle dit à la presse sous couvert de l'anonymat, évoquant notamment les symptômes rapportés par plusieurs sources.

Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie.

Dans la foulée, les Russes ont convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, ajoutant que les frappes avaient été menées "sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, en violation de la Charte des Nations unies, des normes et principes du droit international".

Il y a dix jours encore, Trump avait informé ses conseillers à la sécurité qu'il souhaitait retirait les forces américaines de Syrie dans un délai de six mois environ, estimant que leur mission - défaire le groupe Etat islamique - était terminée.

L'écrin du cœur d'Anne de Bretagne volé au musée Dobrée — Nantes
Elle a souhaité que "cet objet, précieux et fragile , soit retrouvé dans les plus brefs délais". En 2007 et en 2014, le château des Ducs de Bretagne l'avait gardée pour une exposition.

Mike Pence et Justin Trudeau à Lima.

Le premier ministre Justin Trudeau a toutefois écarté la possibilité d'une participation canadienne aux frappes contre la Syrie.

C'est lui qui avait annoncé l'envoi de ces frappes coordonnées avec la France et le Royaume-Uni lors d'une allocution télévisée vendredi dans la soirée.

Les frappes aériennes réalisées en Syrie par les États-Unis avec le Royaume-Uni et la France sont une bonne opération publique, croit un ancien officier canadien du renseignement militaire. Selon des chiffres, aucune perte en vie en humaine n'est à déplorer. "Non, a-t-il soutenu. Peut-être leur stock aérien, mais les Russes ont déjà dit qu'ils allaient les renflouer". Le silence des nations ouvrirait une jurisprudence criminelle donnant dans les faits la possibilité de violer les conventions internationales sur l'utilisation d'armes chimiques.

Trafic un peu moins perturbé pour le 3e épisode de grève — Train
Pour la CGT Cheminots (1er syndicat), le président Macron "ne maîtrise vraisemblablement pas le dossier de la réforme". La CFDT Cheminots (4e) est elle "encore plus déterminée", même si Mme Borne a retenu "certaines de ses propositions".

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