La présidente, impliquée dans un scandale, va démissionner — Île Maurice

Dominique Dufresne
Mars 9, 2018

La présidente de Maurice Ameenah Gurib-Fakim, à Johannesburg, le 9 mars 2018.

"La présidente de la République m'a confié qu'elle démissionnera de ses fonctions".

Certaines rumeurs font savoir que son départ pourrait intervenir après les célébrations des 50 ans d'indépendance du pays qui auront lieu le lundi 12 mars. Se refusant à toute démission comme l'exige son Premier ministre Pravind Jugnauth après un scandale financier, elle fera face à une procédure de destitution décidée ce jeudi 8 mars à l'issue du Conseil des ministres.

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Je suis triste de la voir partir, mais je me console à l'idée qu'elle continuera à vivre dans nos consciences et nos imaginations. Elle est l'un des premiers membres de la communauté LGBT à avoir été en prime temps à la télévision. "Merci pour tout cet amour".

Seule femme chef d'État en Afrique, Mme Fakim est en poste depuis juin 2015. Elle est la première femme à occuper cette fonction honorifique dans l'histoire de l'île Maurice.

Elle était accusée depuis plusieurs jours d'avoir utilisé une carte bancaire fournie par une ONG pour effectuer des achats personnels. Tout a commencé il y a dix jours quand le quotidien mauricien l'Express a publié des documents bancaires démontrant que la présidente avait utilisé à des fins personnelles une carte bancaire qui lui avait été remise par l'ONG Planet Earth Institute. Homme d'affaires proche du pouvoir angolais, poursuivi au Portugal et en Suisse, celui-ci a détourné plus de 600 millions de dollars de la Banco Espirito Santo Angola lorsqu'il dirigeait la banque, avait révélé début mars le journal en ligne français Mediapart.

L'argent était censé être utilisé pour l'attribution de bourses aux étudiants dans le besoin.

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An announcement of the findings of the report , and possible retaliatory actions, is expected within the next three weeks. The former Goldman Sachs investment bank president had opposed the sweeping tariffs for foreign steel and aluminum.

Du moins la présidente s'est jusque-là défendue, affirmant n'avoir rien à se reprocher. Elle a donc d'abord été soutenue par le gouvernement, et en particulier par le vice-Premier ministre Ivan Collendavelloo, pendant que l'opposition exigeait son départ.

Ameenah Gurib-Fakim et le Premier ministre Pravind Jugnauth, qui se sont rencontrés ce matin, ont trouvé un compromis souligne Défi Media.

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