Catherine Deneuve défend la "liberté d'importuner" : l'actrice lynchée sur Twitter

Elisa Mosse
Janvier 11, 2018

Ce manifeste, signé par une centaine de femmes, dont Catherine Deneuve, pour "libérer une autre parole", aborde "des réflexions qui ne sont pas inintéressantes mais pas nouvelles non plus", notamment "la question de savoir si on doit se sentir victime et être traumatisée après un viol ou une agression sexuelle", a-t-elle poursuivi.

"Campagne de délations", "justice expéditive": des hommes ont été "sanctionnés dans l'exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu'ils n'ont eu pour seul tort que d'avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses 'intimes' lors d'un dîner professionnel ou d'avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l'attirance n'était pas réciproque", regrettent-elles.

"Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n'est pas monolithe: une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d'être l'objet sexuel d'un homme, sans être une 'salope' ni une vile complice du patriarcat".

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Selon le dernier bulletin, les pluies diluviennes et les vents violents devraient continuer à balayer l'île toute la journée. Kamardine, réclamant que l'immigration soit "stoppée" et un plan de résorption de l'habitat insalubre "engagé sans délai".

En mars, Catherine Deneuve avait apporté son soutien à Roman Polanski, accusé d'agressions sexuelles. "Nous avons énormément de mal à faire comprendre aux jeunes filles que se frotter contre elles, frotter un sexe d'homme contre une femme dans le métro sans son opinion, est une agression sexuelle qui vaut jusqu'à trois ans de prison et 75.000 euros d'amende".

Cette tribune a immédiatement suscité des commentaires indignés. "Toutes nos pensées, hommes et femmes soucieux de la dignité des femmes, vont aux victimes de violence sexuelle, écrasées par la peur d'en parler". Pour les féministes, cette tribune "banalise les violences " Une trentaine de féministes ont répondu à la tribune en publiant leur propre texte. Une de ses signataires, Caroline de Haas, a déclaré sur CNews que les arguments employés visaient à "banaliser les violences et mettre un voile sur la réalité de la société" qui est encore "extrêmement violente à l'encontre des femmes".

"Avec ce texte, elles essayent de refermer la chape de plomb que nous avons commencé à soulever". L'actrice Catherine Deneuve, l'écrivaine Catherine Millet, la journaliste Élisabeth Lévy ou encore la présentatrice de radio Brigitte Lahaie avec une centaine de personnalités féminines ont voulu dénoncer "cette libération de la parole". C'est celui du monde dans lequel nous vivons.

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Mais sa veuve, Lucette Destouches, âgée de 105 ans, avait autorisé la réédition de ces livres rédigés entre 1937 et 1941. Bien qu'ils ne soient pas interdits en France, ils n'ont cependant pas été réédités depuis la fin de la Seconde Guerre.

Dans leur ligne de mire également, le mouvement #MeToo, par lequel des milliers de femmes ont témoigné des agressions et situations de harcèlement sexuel dont elles ont été victimes.

Selon une étude de l'Ifop pour le Défenseur des droits rendue publique en 2015, une femme active sur cinq en France affirmait avoir été confrontée à une situation de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle.

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Ces propos sont extrêmement graves et vous n'avez pas interrompu Brigitte Lahaie . Ils le font souvent sans notre permission ou notre volonté.

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