Présidente du Parlement devant la justice — Catalogne

Dominique Dufresne
Novembre 10, 2017

C'est donc au tour de Carme Forcadell de rejoindre la liste des fonctionnaires catalans écroués par Madrid.

Au lendemain d'une grève en Catalogne pour dénoncer l'incarcération de dirigeants séparatistes, Carme Forcadell ainsi que cinq autres élus étaient entendus par le juge de la Cour suprême de Madrid, Pablo Llarena. Le seul non indépendantiste a été remis en liberté, tandis que les quatre autres disposent d'une semaine pour réunir 25.000 euros et éviter la prison.

Mme Forcadell a assuré devant le juge qu'elle n'avait pas, en tant que présidente du Parlement, "la liberté d'interdire un vote", selon un porte-parole de l'élue.

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La présidente du Parlement catalan avait auparavant été accueillie par les cris de manifestants pour et contre l'indépendance. Elle aurait aussi expliqué que la déclaration d'indépendance était "sans effets juridiques", selon des sources ayant assisté à l'interrogatoire.

Carme Forcadell, une indépendantiste de la première heure, avait compté, un à un, les bulletins des élus qui avaient voté pour la sécession le 27 octobre, 70 sur 135. Les anti-indépendance quant à eux scandaient: "Puigdemont en prison!"

La présidente indépendantiste du parlement catalan, Carme Forcadell, sera placée en détention provisoire sauf à verser une caution de 150.000 euros, a ordonné jeudi le juge de la Cour suprême chargé de l'enquête pour " rébellion " et " sédition " la visant.

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L'autorisation concerne " notamment: le meurtre et la tentative de meurtre, l'emprisonnement ou la privation grave de liberté, la torture, le viol, la disparition forcée et la persécution ".

Le président de la région destitué par Madrid, Carles Puigdemont, poursuivi par la justice espagnole pour rébellion et sédition, a lui quitté le pays depuis une dizaine de jours pour la Belgique où la justice examine un mandat d'arrêt européen à la demande de l'Espagne.

De son côté, l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International ne considère pas les hommes et femmes politiques écroués comme des "prisonniers d'opinion".

Cette judiciarisation de la crise catalane a entraîné de nombreuses manifestations des indépendantistes catalans, qui estiment que leurs chefs de file sont désormais des "prisonniers politiques", au moment où ils doivent préparer les élections régionales convoquées par le gouvernement central pour le 21 décembre.

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C'est bien le même qui ne supportait pas les critiques, lorsqu'il était en poste à la Commanderie. C'est de la com' tout ça, a-t-il lancé.

La raison: ils sont accusés d'actes qui peuvent constituer des délits.

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