Après la Catalogne, Lombardie et Vénétie votent pour plus d'autonomie

Dominique Dufresne
Octobre 23, 2017

A la mi-journée, elle était de 10 % en Lombardie, tandis que la Vénétie était plus mobilisée avec 21,1 %. Les sondages donnaient une nette avance au "oui", mais l'inconnue restait la participation.

La "Lega Nord" ne milite plus pour la sécession mais, au pouvoir en Lombardie et en Vénétie, réclame une meilleure répartition des recettes fiscales avec le gouvernement central. Elles figurent parmi les plus "vertueuses" en termes d'endettement, de dépenses publiques par habitant et du fonctionnement du système de santé. Elles présentent à elles deux un solde fiscal de quelque 70 milliards d'euros (c'est la différence entre ce que les contribuables versent en taxes et impôts et ce qu'ils reçoivent sous forme de dépenses publiques).

"Nous ne sommes pas la Catalogne", a déclaré à Reuters le président de la région lombarde, Roberto Maroni.

Explosions entendues dans un camp militaire ce dimanche matin — Guinée
Selon le gouvernement "toutes les dispositions sécuritaires ont été immédiatement prises et l'incendie a été maîtrisé". Les populations de Conakry gardent encore en souvenir les explosions similaires dans le même camp militaire.

Luca Zaia, président de la Vénétie, souligne que sa région est "la Catalogne d'Italie, composée de PME, 80% d'entre elles ayant moins de 15 employés, 600.000 entreprises, un PIB de 150 milliards d'euros, le plus bas taux de chômage en Italie de 6,8% et 5 millions d'habitants".

Chiara Palomba, 30 ans, juge que "ce vote n'a pas beaucoup de valeur parce que notre Constitution permet déjà aux régions de demander plus d'autonomie au gouvernement, il pouvait donc être évité". 'Nous avons trois niveaux de sécurité, les hackers en ont atteint deux.

La Lombardie et la Vénétie organisent dimanche un référendum pour réclamer plus d'autonomie.

"30 % des dépenses ne sont pas pertinentes", selon Agnès Buzyn — Assurance-maladie
En 2018, le déficit de de la Sécurité sociale sera de 3 milliards d'euros, après 4,4 milliards d'euros cette année. La ministre de la Santé reste très floue sur le sujet.

Contrairement à la Catalogne, ce référendum consultatif est prévu par la Constitution italienne et son importance est relativisée en Italie même. "Attention, donc, à ne pas interpréter les référendums de dimanche comme étant l'amorce d'une saison indépendantiste", explique le président du Parlement européen Antonio Tajani. En Vénétie, le scrutin n'était lui valide que si un quorum de 50 % était dépassé. En Lombardie, en revanche, le scrutin ne passionne guère, même si Milan est couverte d'affiches.

Cette somme colossale, les présidents de Lombardie, Roberto Maroni, et de Vénétie, Luca Zaia, membres de la Ligue du Nord (extrême droite), entendent en réclamer la moitié à Rome si les électeurs sont assez nombreux à voter "oui".

Défendu par la Ligue du Nord, le référendum est soutenu par Forza Italia de Silvio Berlusconi (centre-droit), le Mouvement Cinq étoiles (populiste) et plusieurs syndicats et organisations patronales. Il est autorisé par la Constitution italienne et personne ne parle d'indépendance.

"Ça devient dangereux pour le club" — Metz-Hinschberger
Après le match, Bernard Serin a reconnu qu'une décision allait vite être prise. Après on a tout le temps des faits de jeu qui nous sont défavorables.

Des formations de gauche, le Parti communiste par exemple, ont en revanche appelé à s'abstenir, dénonçant un "gaspillage d'argent public" pour "un référendum farce". Le Parti démocrate au pouvoir (centre gauche) n'a pas donné de consigne, mais des ténors comme le maire de Milan ont dit voter "oui".

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