Son avertissement à la Corée du Nord "pas assez dure" — Donald Trump

Dominique Dufresne
Августа 11, 2017

La chancelière Angela Merkel s'est opposée vendredi à toute "solution militaire" face à la Corée du Nord et a dénoncé l'actuelle escalade verbale entre Pyongyang et le président Donald Trump, qui ont menacé de recourir aux armes.

En réaction, Pékin a réitéré son appel à la retenue: "Nous appelons toutes les parties à faire preuve de prudence dans leurs mots et leurs actions, et à agir davantage pour apaiser les tensions", a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

" Il est grand temps que quelqu'un monte en première ligne pour les habitants de notre pays et les habitants d'autres pays ", a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances. Donc, on ne peut exclure que le Nord mette ce projet en application.

Interrogé sur de possibles frappes préventives contre la Corée du Nord, Donald Trump est toutefois resté vague, se contentant de déclarer que les Etats-Unis se préparent "à de nombreux scénarios différents (...) Si la Corée du Nord fait quoi que ce soit - ne serait-ce qu'en songeant à attaquer des gens que nous aimons, ou nos alliés, ou nous-mêmes - ils devront vraiment s'inquiéter".

Les Nord-Coréens, eux, ont commencé à dévoiler leurs plans: quatre missiles seront tirés simultanément, voleront environ 17 minutes sur une distance de 3 356 km, passant au-dessus du Japon, et s'écraseront en mer à 30 ou 40 km de Guam, a expliqué l'armée.

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La région risque "une mini-crise des missiles cubains", a jugé John Delury, professeur à l'Université Yonsei de Séoul. "Cela ne va pas continuer comme ça", a-t-il tonné. Mais le président américain a manifestement décidé cette semaine lâcher les chevaux.

Le général Kim Rak Gyom, commandant du Corps stratégique de l'Armée populaire de Corée (APC), a affirmé dans un discours que le Corps étudiait le plan "de tirs d'encerclement autour de l'île de Guam", qui est à ses yeux "une action pratique pour frapper les bases américaines à Guam". Les engins s'abîmeraient ainsi à l'extérieur des eaux territoriales américaines.

Guam, une île où vivent 162.000 habitants, est également équipé d'un bouclier anti-missiles THAAD.

En attendant, il semble bel et bien que, sous les yeux éberlués des internautes du monde entier, Donald Trump ait démarré sa "tweetième guerre mondiale" sur son canal de communication préférée.

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