Pari perdu pour Theresa May — Législatives britanniques

Elisa Mosse
Juin 19, 2017

Theresa May s'exprimait à l'issue d'une brève rencontre avec la reine Elizabeth II à qui elle a officiellement demandé l'autorisation de former un nouveau gouvernement.

Le Parti conservateur de Theresa May a remporté les élections législatives anticipées de jeudi au Royaume-Uni mais a perdu la courte majorité absolue qu'il détenait à la Chambre des communes.

A la tête d'un gouvernement minoritaire, Theresa May dépend désormais du petit parti nord-irlandais unioniste DUP et de ses 10 sièges pour atteindre la majorité absolue.

Les conservateurs sont en tête du scrutin mais ont perdu une douzaine de sièges, tandis que l'opposition travailliste en a gagné une petite trentaine, selon ces résultats quasi finaux au terme desquels les Tories ne peuvent plus obtenir de majorité absolue. De Prague, où il participait à une conférence sur le défense et la sécurité, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a résumé l'état d'esprit qui animait les institutions et les autres Etats membres de l'Union européenne, vendredi matin.

Son principal rival, Jeremy Corbyn, dont le Labour était distancé de 20 points dans les sondages lorsque ce scrutin anticipé a été convoqué le 18 avril, a de son côté dit sa "fierté" devant ce résultat "chargé d'espoir". En dehors de son raid sur l'Ukip qui a bel et bien lieu au profit des tories - son leader, Paul Nuttall, qui a remplacé Nigel Farage, perd son siège, laminé par son concurrent conservateur -, a tout raté.

Nette majorité pour Macron, mais moins qu'attendu — Législatives
Jean-Christophe Cambadélis a rapidement annoncé sa démission du poste de premier secrétaire du parti à l'annonce des résultats. Jean-Luc Mélenchon, élu à Marseille, a annoncé dimanche un "groupe parlementaire" LFI , sans évoquer les communistes.

La livre sterling a lourdement chuté vendredi perdant 1,5% de sa valeur face au dollar. La Bourse de Londres était quant à elle en hausse, de 0,65% vers 10H30 GMT, les grandes multinationales cotées sur ce marché profitant de l'affaiblissement de la livre. Un mois et demi plus tard, c'est Jeremy Corbyn qui pavoise et Theresa May qui fait la grimace.

À Paris, le Premier ministre Edouard Philippe a jugé que ces résultats étaient "une forme de surprise" qui ne remettait cependant pas "en cause" le Brexit.

Placée sous forte pression après son revers aux législatives, la Première ministre britannique Theresa May a dû lâcher du lest samedi avec le départ de ses deux chefs de cabinet, à dix jours du début prévu des négociations du Brexit. "Unissons nos efforts pour conclure un accord", a-t-il tweeté dans la matinée.

Mike Finn, de l'université de Warwick, cité par l'AFP, estime que le Royaume-Uni s'expose "à une période de coalition ou à de nouvelles élections ".

À gauche, les nationalistes écossais du SNP reculeraient à 34 sièges, contre 56 précédemment, selon les projections.

Un gigantesque feu de forêt fait 43 morts — Portugal
Au moins 62 personnes on trouvé la mort dans cet incendie , selon un dernier bilan officiel. "Je connaissais plusieurs victimes". Il a également salué le courage des pompiers et assuré que "ce qui a été fait est le maximum de ce qui pouvait être fait ".

Les dissensions au sein du Parti conservateur, déchiré entre les "Brexiteers" purs et durs et une frange plus europhile, risquent effectivement de rendre sa situation rapidement intenable.

Elle s'est engagée à réfléchir à "la meilleure manière d'aller de l'avant pour l'Écosse", sans aller jusqu'à sceller le sort de son projet de consultation de ses habitants.

"C'est complètement catastrophique pour les conservateurs et pour Theresa May", a commenté l'ancien ministre des Finances conservateur George Osborne, invité dans la soirée de jeudi sur la chaîne télévisée ITV.

"Je suis tellement contente, c'est une véritable vengeance pour nous" se réjouissait Sarah Holmes, 26 ans, en fêtant le bon résultat du Labour dans un bar de Londres.

Pour Angus en revanche, c'est "un bazar complet".

Des pistes se dessinent pour Gonalons — Lyon
Après Corentin Tolisso (Bayern Munich) et Mathieu Valbuena (Fenerbahçe), la grande braderie se poursuit à l'Olympique Lyonnais . Il y a quelques semaines, Maxime Gonalons ouvrait la porte à un départ en pointant le manque d'ambition de l'OL.

Elle a fait deux fois pire, ça compte quand même?

Autres rapports virageauto.com

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL