Le parquet général requiert la mise en examen de — Affaire Grégory

Felicite Anouilh
Juin 17, 2017

Car hier soir, Jacqueline et Marcel Jacob, la tante et l'oncle de Jean-Marie Villemin, papa de Grégory, ont été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivie de mort".

Par ailleurs, selon le parquet, Marcel Jacob "dissimule, contre l'évidence, ses antagonismes parfois violents avec les parents de Grégory". Une qualification retenue qui valide la thèse de la "réalisation d'un acte collectif", avancée par le procureur général de la République de Dijon, Jean-Jacques Bosc, ce vendredi, lors d'un point presse. Avant d'ajouter: "Les deux personnes font l'objet d'une mesure d'incarcération provisoire, qui a été dictée dans le souci d'empêcher une concertation frauduleuse et toute forme de pression entre les protagonistes qui serait de nature à nuire aux investigations".

Pour appuyer ses dires, le procureur général a déclaré que le dossier révélait que "s'agissant des trois lettres de 1983, l'une d'entre elle implique Jacqueline Jacob".

Agression de Nathalie Kosciusko-Morizet sur un marché : une enquête ouverte
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences volontaires" , confiée au 3e district de police judiciaire de Paris. Nathalie Kosciusko-Morizet est en ballottage défavorable au second tour face à un candidat REM.

Le corps du petit Grégory avait été retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne.

Si la mise en examen de Jacqueline et Marcel Villemin semble lever certains doutes sur l'enquête, il n'en est rien.

17h22. "Je demanderai la nullité de la mise en examen de Marcel Jacob", poursuit Me Stéphane Giuranna.

Affaire Grégory: le couple Jacob nie mais n'a pas d'alibi "confirmé"
Elle pourrait être l'auteure d'un des courriers de menaces envoyés en 1983, un an avant le drame, aux parents de Grégory . L'enfant de 4 ans avait été retrouvé mort, pieds et poings liés, dans les eaux de la Vologne, le 16 octobre 1984.

Le couple avait été placé en garde à vue mercredi par les gendarmes, après son interpellation dans les Vosges.

- Le 'clan Laroche' -Une belle-sœur du père de Grégory, Ginette Villemin, avait aussi été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté jeudi. Les grands-parents paternels de l'enfant, qui recevaient eux aussi des lettres anonymes, ont eux été entendus comme témoins à leur domicile dans les Vosges. "Je ne peux pas vous promettre que nous allons déboucher, ce que je peux dire, c'est que nous avons avancé significativement" dans l'enquête, a déclaré le colonel Dominique Lambert, commandant de la Section de recherches de la gendarmerie de Dijon qui dirige l'enquête. " C'est criminel de jeter en pâture le nom d'un couple " quand " on n'a rien " a-t-il regretté". Son grand-oncle et sa grand-tante sont sous les verrous pour enlèvement suivi de mort mais la justice ne désigne pas pour autant l'assassin de l'enfant. Il était un proche de Bernard Laroche, le premier suspect de l'affaire Grégory Villemin, libéré puis tué en 1985 par Jean-Marie Villemin, son cousin, et père de la victime. Des expertises graphologiques sont au coeur de l'enquête, à défaut d'analyses ADN probantes, le dossier étant riche en lettres de menaces et autres courriers anonymes. Les soupçons se sont orientés vers la septuagénaire après l'analyse d'un courrier anonyme adressé au père de Grégory en 1983. Après que Christine Villemin, la mère de Grégory, eut elle-même été inculpée du meurtre, l'arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon qui l'a innocentée en 1993 concluait à propos de Bernard Laroche: "Il existe contre (lui) des charges très sérieuses d'avoir enlevé Grégory Villemin ".

Ceux qui ont participé à l'enlèvement sont "les auteurs du crime" — Grégory
D'autant plus que Marcel Jacob s'en était pris verbalement à Jean-Marie Villemin peu avant le drame. Et les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins à leur domicile.

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