Jacqueline Jacob mise en examen pour séquestration suivie de mort

Elisa Mosse
Июня 17, 2017

Lors de sa conférence de presse vendredi après-midi, le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a évoqué les deux mises en examen de Jacqueline et Marcel Jacob pour "enlèvement suivi de la mort du mineur Grégory Villemin".

Ce couple de 72 ans, l'oncle et la tante de Jean-Marie Villemin, père de l'enfant tué en 1984, a été écroué "par souci d'empêcher une concertation frauduleuse et toute forme de pression", a souligné le magistrat.

L'étau se resserre donc autour du grand oncle et de la grand-tante de Grégory Villemin, cet enfant de 4 ans dont le corps avait été retrouvé dans la Vologne en octobre 1984.

Marcel Jacob et sa femme Jacqueline ont été déférés au parquet général de Dijon vendredi.

M. Jacob pourrait être mis en examen dans cette affaire. Elle a été placée en détention provisoire. Le couple avait été placé en garde à vue mercredi par les gendarmes, après son interpellation dans les Vosges. Les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins, à leur domicile dans les Vosges.

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De son côté, Marcel Jacob est suspecté d'avoir fait des repérages. Le parquet général a par ailleurs requis une mise en examen pour " séquestration " à l'encontre de Marcel Jacob, son époux, selon son avocat.

Le "clan Laroche" se retrouve de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes envoyés par un mystérieux "corbeau".

A ce stade, "les investigations montrent que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", avait affirmé jeudi le procureur Bosc, devant la presse.

Marcel Jacob avait déjà été soupçonné d'avoir endossé le rôle du "corbeau" et la grand-mère, Monique Villemin, 85 ans, serait l'auteure d'une lettre de menaces datant de 1989, adressée au juge Maurice Simon, alors chargé de l'instruction et décédé depuis.

Le logiciel d'analyse criminelle Anacrim, conçu et utilisé par la gendarmerie et fréquemment utilisé pour résoudre les "cold cases", a permis d'avoir "un regard neuf sur la procédure" en reconstituant la chronologie avant et après le crime et en pointant des incohérences "qui avaient jusque-là échappé aux enquêteurs".

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