Grégory : deux proches écroués et des questions

Tristan Gaume
Juin 17, 2017

Grâce à une nouvelle expertise graphologique, les conclusions "confondantes" désigneraient, toujours avec prudence, Jacqueline Theuriot, épouse Jacob, la tante de Jean-Marie Villemin.

Les "antagonismes", comme le dit Jean-Jacques Bosc, minaient la famille Villemin, parasitée par l'envie et les jalousies, dans un milieu ouvrier de l'Est de la France.

Jacqueline Jacob, 85 ans, tante de Jean-Marie Villemin, père de l'enfant assassiné, a quitté le Palais de justice de Dijon escortée par plusieurs gendarmes avant de monter dans un véhicule, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"On ne sait pas comment est mort Grégory et on met en examen", il est "criminel de jeter en pâture le nom d'un couple" lorsque l'on a "aucun élément matériel, rien", a dénoncé l'avocat de Marcel Jacob, Me Stéphane Giuranna, qui demandera rapidement "la nullité de la mise en examen" de son client. Elle aboutit aujourd'hui à la mise en examen de deux personnes accusées de l'enlèvement "suivi " de la mort de l'enfant.

Ceux qui ont participé à l'enlèvement sont "les auteurs du crime" — Grégory
D'autant plus que Marcel Jacob s'en était pris verbalement à Jean-Marie Villemin peu avant le drame. Et les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins à leur domicile.

Leur interpellation, mercredi dans les Vosges, avait relancé cette affaire criminelle qui avait défrayé la chronique alors que la mort du garçon de quatre ans reste une énigme près de 33 ans après les faits.

Alors que l'affaire du petit Grégory a connu de nouveaux rebondissements cette semaine, plus de 30 ans après les faits, le procureur de la République de Dijon, Jean-Jacques Bosc, s'est exprimé devant la presse ce vendredi. "Le dossier révèle l'existence d'un lien indissociable entre les 3 lettres anonymes de 1983, le courrier posté le jour du crime, et l'enlèvement de l'enfant", affirme le procureur. "Les personnes qui ont participé à cet enlèvement sont les auteurs du crime ", a-t-il poursuivi sans nommer les époux Jacob.

S'agissant de Marcel Jacob, il " dissimule contre l'évidence ses antagonismes parfois violents avec les parents de Grégory et rend ses déclarations peu crédibles", a ajouté le procureur.

Trente-deux ans après la mort du petit Grégory, l'enquête semble progresser à pas de géants. Lors de la perquisition de leur domicile, le mercredi 14 juin, des documents ont été saisis, dont un testament rédigé par Marcel Jacob, dans lequel il déclare ne pas avoir tué le petit Grégory. En outre, a détaillé le procureur, " la localisation des auteurs des nombreux appels antérieurs au crime n'a jamais été contredite par un quelconque alibi ".

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Les pensionnaires du Roazhon Park en demanderaient beaucoup plus, pour un joueur sous contrat jusqu'en juin 2019. Une offre avoisinant le million d'euros devrait prochainement être transmise aux dirigeants breton.

La chambre d'instruction a 4 jours pour statuer sur la suite de la procédure.

Une nouvelle analyse des écritures a désigné Jacqueline Jacob comme l'auteur d'une lettre de menace envoyée en 1983 aux parents de Grégory.

L'affaire n'en est pas à son premier rebondissement: en juillet 1985, le juge Jean-Michel Lambert avait opéré un revirement en portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin, finalement innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant.

Bernard Laroche, premier suspect de l'affaire, avait été tué en 1985 alors qu'il était inculpé pour le meurtre de Grégory, par le père de l'enfant, son cousin.

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