USA: aucun homme politique n'est traité "plus injustement" que moi, estime Trump

Dominique Dufresne
Мая 20, 2017

Dans un communiqué diffusé par la Maison blanche, le président américain dit avoir "hâte de voir cette affaire se conclure rapidement".

Avant ces nouvelles révélations du New York Times, la Maison Blanche s'était employée mardi à contester l'idée selon laquelle M. Trump aurait compromis la sécurité des Etats-Unis en livrant des informations sensibles au chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Depuis la Russie, Vladimir Poutine a ironisé sur les batailles qui déchirent Washington et. proposé au Congrès de fournir la retranscription russe du rendez-vous du Bureau ovale pour prouver que rien de secret n'avait été divulgué par le président américain.

La nomination de Robert Mueller a été saluée par le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, qui a jugé qu'elle était "tout à fait nécessaire", ajoutant que Robert Mueller était "la personne adaptée" pour exercer cette tâche.

"Ce n'est que révélation après révélation, allégation après allégation de faute grave".

Au Congrès américain, le sentiment oscillait entre lassitude, exaspération et stupéfaction. La pression monte pour que James Comey vienne livrer sa version des faits.

Le puissant Mitch McConnell, gardien de la feuille de route républicaine au Sénat, a regretté les "psychodrames" à répétitions, lui qui préférerait plutôt parler santé et réforme fiscale.

Le ministère de la Justice a nommé mercredi un procureur spécial pour garantir l'indépendance de l'enquête sur une éventuelle collusion entre des proches de Donald Trump et la Russie, un rebondissement dans cette affaire qui assombrit le mandat du président américain. En 2011, Barack Obama lui a demandé d'effectuer deux années supplémentaires, avant de nommer James Comey. "J'en ai marre des fuites et des insinuations".

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"Nous avons besoin des faits", a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan, appelant à garder la tête froide.

La liste de ses torts supposés est édifiante: le 27 janvier, lors d'un dîner, il aurait demandé en aparté au directeur du FBI James Comey de lui jurer sa "loyauté". "Oui", a-t-il dit.

Des fêlures commençaient toutefois à apparaître dans la digue républicaine.

L'un d'eux est le sénateur John McCain, qui a comparé la situation, par son ampleur, au scandale du Watergate qui fit tomber Richard Nixon en 1974. Si l'affaire se résumait in fine à la parole de M. Comey contre de M. Trump, "il est assez évident que je ferais plus confiance au directeur Comey", a-t-il lâché.

Donald Trump poursuivait lundi sa recherche d'un nouveau directeur du FBI après le limogeage la semaine dernière de James Comey, alors que le mystère demeure sur l'existence ou non d'enregistrements de conversations entre le milliardaire et l'ex-grand policier.

La commission, qui enquête sur les ingérences russes durant la campagne présidentielle de 2016, a également formellement demandé au FBI la production de toute note rédigée par l'ancien directeur, qui aurait selon des médias consigné par écrit une tentative d'obstruction de Donald Trump lors d'une conversation en février.

On ignorait si M. Comey avait accepté cette invitation à témoigner.

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