À quoi ressemblera-t-il si Macron tient ses promesses — Gouvernement Philippe

Dominique Dufresne
Mai 20, 2017

Emmanuel Macron s'est accordé un délai de 24 heures en reportant à mercredi l'annonce du premier gouvernement de son quinquennat, qui devra conjuguer exemplarité, promesses de renouvellement et recomposition politique, après la nomination lundi d'un Premier ministre de droite, Édouard Philippe.

Dirigé par Edouard Philippe, ce nouveau cabinet est composé de figures de différents courants politiques de la droite, de la gauche, des centristes et des écologistes, ainsi que des acteurs de la société civile.

Deux ministres retrouveront par ailleurs la table du Conseil: Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense de François Hollande, promu ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, et Annick Girardin, nommée aux Outre-mer. Mais en privé, le candidat malheureux à la primaire de la droite a déconseillé au député-maire LR du Havre d'accepter de devenir Premier ministre d'Emmanuel Macron. L'ex-animateur vedette d'Ushuaïa, désormais ministre de la Transition écologique qui, sollicité par les trois derniers présidents Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, n'avait jamais accepté jusque-là d'entrer dans un gouvernement, constitue l'une des prises majeures d'Emmanuel Macron.

Ce lundi 15 mai, Edouard Philippe a été nommé Premier Ministre par Emmanuel Macron, nouveau président de la République.

Le premier conseil des ministres se réunira jeudi.

Quand il était député, était-il "Macron-compatible" — Édouard Philippe
Soit une composition strictement paritaire (11 femmes sur 22 membres), comme l'avait requis le nouveau président de la République. Ce gouvernement "sera rassembleur de compétences" et devra "donner une majorité de progrès" au président de la République.

Si le gouvernement respecte la parité (9 femmes ministres et 9 hommes), on observe néanmoins qu'une seule femme occupe un ministère régalien.

Ancien ministre de l'Agriculture (2009-2012) dans le gouvernement de François Fillon, Bruno Le Maire est chargé d'un département stratégique dans le programme d'Emmanuel Macron qui inscrit comme priorités, notamment, la relance de la croissance économique jugée molle et la lutte contre le chômage massif, que le président sortant, François Hollande, n'est pas parvenu à inverser sa courbe.

Quand on nomme un ministre dans son gouvernement, il y a deux raisons.

Ils déclareront au Premier ministre l'ensemble des intérêts qu'ils ont eu à connaître, au-delà de la période de cinq ans prévue par la loi, afin de prévenir tous les risques de conflits d'intérêts dans l'exercice de leur mission gouvernementale.

Il s'agit, a précisé Edouard Philippe, "d'atteindre les objectifs qui sont fixés par le président de la République".

Unai Emery écarte encore Ben Arfa — PSG
Tout comme le milieu de terrain polonais Grzegorz Krychowiak qui a " demandé à évoluer avec la CFA pour jouer les 90 minutes ". Emery a évoqué une obscure raison " technique " pour expliquer l'absence de l'ancien Niçois.

En effet, les nominations de Bruno Le Maire au ministère de l'économie et de Gérald Darmanin au ministère de l'action et des comptes publiques confient les problématiques économiques - dont l'emploi, la croissance et la fiscalité - à deux hommes issus du parti Les Républicains (LR). Il a écopé d'un "blâme" de la part de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, qui avait constaté des "manquements dune certaine gravité" dans sa déclaration de patrimoine, relève Mediapart.

Cette nouvelle surveillance avait entraîné en septembre 2014 la démission du secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud quelques jours après son arrivée au gouvernement, pour cause d'arriérés fiscaux.

Le chef de l'Etat et son Premier ministre, un " juppéiste " issu des Républicains, souhaiteraient également enrôler des figures de droite.

Le souvenir de Thomas Thévenoud, l'éphémère secrétaire d'Etat qui avait oublié de déclarer ses revenus au fisc, est encore dans tous les esprits. François Bayrou, chef de file du parti centriste MoDem, allié de poids du chef de l'Etat, est également sur les rangs.

Le social entrepreneur Mounir Mahjoubi, Secrétaire d'Etat au Numérique
De mars 2014 à juin 2016, Mounir Mahjoubi a été le directeur général adjoint de l'agence de publicité BETC Digital . En 2010, il fonde la start-up Equanum avec Guilhem Chéron et Marc-David Choukroun.

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