Donald Trump nie toute ingérence dans l'enquête du FBI

Margot Aubert
Mai 19, 2017

La rencontre entre Trump et Comey évoquée par ce mémo date du lendemain.

Pratiquement en même temps a éclaté un autre scandale: le 16 mai, le Washington Post a rapporté que le président américain aurait dévoilé aux diplomates russes des informations ultra-secrètes sur le groupe terroriste État islamique ( interdit en Russie ).

"Et cela signifie, avant de se précipiter dans un jugement, que nous devons obtenir toutes les informations pertinentes", a-t-il déclaré, en s'en remettant aux commissions du Congrès qui enquêtent sur la tentaculaire affaire des ingérences russes dans la campagne électorale américaine de 2016.

La "peine" de Ségolène Royal non retenue au gouvernement
Elle est même allée plus loin, confiant qu'elle serait bien restée "ici ou dans un autre ministère". Comme je ne peux pas continuer dans le public, c'est une opportunité", a-t-elle ajouté.

Le président américain Donald Trump a nié jeudi avoir jamais demandé à l'ancien directeur du FBI James Comey, qu'il a limogé le 9 mai, de mettre un terme à l'enquête de la police fédérale sur son ancien conseiller Michael Flynn. Ce dernier avait justement démissionné la veille.

Trump est donc soupçonné d'obstruction à la justice.

Selon le président, il est "ridicule" de penser que les allégations contre lui se concluront par une procédure de destitution. "C'est un test sans précédent pour le pays".

La difficile gestation du gouvernement d'Edouard Philippe — Présidence Macron
S'il est resserré, ce premier gouvernement de l'ère Macron compte davantage de ministres que le premier gouvernement Fillon. Le président et le Premier ministre étant des hommes, il va falloir être ferme pour confirmer ce message.

"Les événements des deux dernières semaines ont ébranlé ma confiance dans la compétence et la crédibilité de cette administration", a déclaré Chuck Schumer, chef de l'opposition démocrate du Sénat. Mais une destitution est-elle vraiment envisageable? James Comey, l'ancien directeur du FBI © reuters. Le républicain avait été accusé d'avoir espionné le siège du parti démocrate situé à l'hôtel Watergate. Mais que la possibilité existe. Les sénateurs deviennent jury et le "Chief Justice" (actuellement le conservateur John Roberts) préside la Cour. "Un membre individuel de la Chambre peut introduire une résolution de destitution comme une loi ordinaire, ou la Chambre peut initier cette procédure en passant une résolution autorisant une enquête", décrit le site internet de la Chambre des représentants. Si la majorité simple est obtenue, certains élus de la Chambre sont désignés et envoyés pour jouer le rôle de procureurs au Sénat, où s'ouvre alors un procès en "impeachment".

Depuis plusieurs semaines, ces derniers se déchaînent avec l'ambition qu'il soit destitué tout en oubliant des faits majeurs qu'ils devraient rappeler à leurs lecteurs s'ils voulaient véritablement les informer.

Les républicains estiment pour la plupart d'entre eux que l'enquête du FBI et les enquêtes déjà en cours au Congrès, où ils sont majoritaires, sont suffisantes.

Législatives 2017 : quand "En Marche !" épargne des candidats LR pour les attirer
Mais le parti créé par Emmanuel Macron a finalement pris une décision à la François Hollande, sans réellement trancher. Leurs noms ont été divulgués solennellement ce jeudi 11 mai au quartier général de La République en marche à Paris.

Donald Trump lui-même s'est défendu sur Twitter, de son "droit" à partager des informations concernant "le terrorisme et la sécurité aérienne". Mais on ne compte que deux cas d'impeachment (conclus par deux acquittements) de présidents: Andrew Johnson en 1868 en raison d'un conflit politique, et Bill Clinton en 1998 pour parjure et abus de pouvoir, après avoir menti sous serment.

Autres rapports virageauto.com

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL