Nouvelles manifestations après la victoire du oui au référendum — Turquie

Dominique Dufresne
Avril 21, 2017

Le porte-parole du Président russe Dmitri Peskov a commenté les résultats du référendum constitutionnel en Turquie tenu le 16 avril.

"Des modifications tardives dans la procédure de comptage (des voix) ont supprimé un important garde-fou" contre les fraudes, a par ailleurs relevé Cezar Florin Preda, faisant allusion à la décision des autorités électorales d'accepter les bulletins non estampillés du sceau officiel.

Une mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe a critiqué en termes vifs la campagne référendaire qui s'est déroulée, selon elle, dans des conditions inéquitables.

Les deux principaux partis d'opposition, le CHP (social démocrate) et le HDP (prokurde), ont dénoncé des "manipulations" lors du référendum et annoncé qu'ils feraient appel du résultat.

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Quelques heures après l'attaque, les convois de personnes évacuées avaient repris la route pour rejoindre leur destination finale. Il n'était pas clair si l'opération d'évacuation qui concerne d'autres milliers de personnes se poursuivrait dans l'immédiat.

"Globalement, le référendum n'a pas été à la hauteur des critères du Conseil de l'Europe", a-t-il toutefois noté, avant d'ajouter que "le cadre légal était inadéquat" s'agissant d'obtenir "un processus véritablement démocratique".

"Ils nous font attendre à la porte de l'Union européenne depuis 54 ans, n'est-ce pas?"

"L'Union européenne menace de geler les négociations".

Fadi Hakura, du centre d'analyses londonien Chatham House, estime que M. Erdogan ne changera pas ses méthodes après le référendum.

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Un millier d'agents, parmi lesquels des turcophones, étaient également prévus pour assurer la sécurité autour de la rencontre. Parallèlement, des bagarres ont opposé des fans des deux équipes dans les tribunes.

Les relations entre Ankara et l'UE se sont fortement tendues ces derniers mois, le président turc accusant même certains dirigeants européens d'avoir eu recours à des "pratiques nazies" en décidant d'annuler des meetings pro-Erdogan, notamment en Allemagne et aux Pays-Bas. "(.) Déjà, restez à votre place!", a lancé M. Erdogan dans un discours fait de son palais présidentiel à Ankara.

Accueilli dans la capitale, à son retour d'Istanbul, par une foule de partisans devant l'aéroport Esenboga, M. Erdogan a promis que "les choses (iraient) mieux" après l'entrée en vigueur de la révision constitutionnelle élargissant considérablement les prérogatives présidentielles.

Avec cette victoire, M. Erdogan, qui a échappé à une tentative de putsch le 15 juillet 2016, pourrait en théorie rester à la tête de l'Etat jusqu'en 2029.

"Je ne pense pas qu'Erdogan va s'écarter de l'approche musclée de la politique qu'il a adoptée jusqu'à présent", dit-il. "Il risque de mettre les bouchées doubles sur sa ligne très dure".

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J'en suis convaincue", ajoute-t-elle en indiquant qu'un second tour face à Emmanuel Macron aurait sa préférence. Le sondage a été réalisé les 14 et 15 avril par internet et par téléphone.

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