Une "action violente et de manière imminente sur le territoire national" — France

Dominique Dufresne
Avril 20, 2017

Les deux hommes arrêtés ce mardi à Marseille et sur le point de commettre un attentat visaient-ils un des candidats à la présidentielle?

Un jeune converti déterminé, expert en dissimulation, associé à un codétenu multirécidiviste: les enquêteurs tentent de reconstituer le parcours de deux hommes soupçonnés d'avoir projeté une attaque "imminente" en France et arrêtés mardi à quelques jours de l'élection présidentielle. Multipliant les alias, les téléphones et les cartes bancaires prépayées, Clément Baur, 23 ans, et Mahiedine Merabet, 29 ans, ont déjoué un temps les recherches qui s'étaient intensifiées après l'interception, le 12 avril, d'une vidéo d'allégeance ou de revendication destinée à des membres du groupe EI. Ils présentent tous deux un profil de délinquants radicalisés en prison, précise-t-on de source policière. Ils ont été arrêtés par la DGSI dans le cadre d'une enquête en flagrance ouverte à Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste.

" Grâces aux perquisitions toujours en cours " les investigations ont permis d'apporter des éléments permettant de matérialiser ce projet d'attentat terroriste.

Au moins deux autres des principaux candidats, l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron et la présidente du Front national Marine Le Pen, avaient aussi été alertés.

Macron et Le Pen toujours en tête — Présidentielle
Le socialiste Benoît Hamon met fin à une baisse quasi continue depuis février, avec 8,5% (+1) d'intentions de vote. 6 mars. Nathalie Arthaud est créditée de 0,5 % des intentions de vote (-0,5), comme François Asselineau (-0,5) et Jean Lassalle.

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a confirmé que les deux hommes préparaient une "action violente, de manière imminente sur le territoire français, sans qu'on puisse déterminer avec précision le jour, le ou les cibles visées".

Dans l'appartement dans lequel les deux hommes avaient trouvé refuge, les forces de l'ordre ont retrouvé "des armes, dont un fusil mitrailleur, deux armes de poing, mais aussi des sacs et des boîtes de munition", mais également "des explosifs, trois kilos de TATP, des mèches, des produits chimiques de conditionnement, de l'acétone, de l'eau oxygénée, de l'acide sulfurique, un sac de boulon, des tenues de chimiste, des pétards et une grenade artisanale".

Né à Croix en 1987, près de Roubaix, Merabet a été interpellé ce mardi matin à Marseille en sortant de l'immeuble loué il y a 20 jours. Le ministère de l'Intérieur "avait renforcé la sécurité à Montpellier", où le candidat tenait meeting vendredi.

"Le risque terroriste est plus élevé que jamais", a déclaré le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl après l'arrestation de deux hommes. Plus de 50 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour assurer la sécurité de l'élection, notamment dans les 67 000 lieux de vote, a rappelé M. Fekl.

Des dizaines retrouvés dans les cheveux d'enfants — Perturbateurs endocriniens
La plupart de ces substances issues de la combustion classées PE potentiels sont possiblement cancérigènes. En moyenne 34 produits ont été détectés et quantifiés chez ces enfants, poursuit le magazine .

Selon ces sources, des craintes entouraient le meeting de M. Fillon à Nice lundi.

Dans cet appartement "d'étudiant" du IIIe arrondissement de Marseille, les enquêteurs ont découvert au mur "un plan de la ville ainsi que de très nombreuses copies couleur de photographies représentant des enfants morts, victimes de guerre, de bombardements ou d'exactions", a indiqué François Molins. A l'époque, ils avaient partagé la même cellule pendant deux mois.

Selon ce dernier, les services belges avaient eux-mêmes ouvert une enquête sur Clément Baur en raison de liens avec la mouvance djihadiste belge.

A Toulouse, Hamon dénonce "l'OPA sur l'Elysée" de Macron
Le terme "enfants" a d'ailleurs été utilisé à 377 reprises ces derniers mois par les candidats à cette élection présidentielle. A la peine dans les sondages, où il est désormais relégué à la cinquième place, dix points derrière Jean-Luc Mélenchon, M.

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