Turquie : les recours contre le référendum rejetés

Elisee Touchard
Апреля 20, 2017

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain Donald Trump devraient se rencontrer avant le sommet de l'Otan en mai, a déclaré à la presse mercredi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.

"Nous établirons une date pour que les deux présidents se rencontrent en mai avant le sommet de l'Otan", a déclaré M. Cavusoglu.

Dans un communiqué publié lundi soir, la Maison Blanche a indiqué que M. Trump avait appelé M. Erdogan pour "le féliciter pour sa victoire dans le récent référendum", ainsi que pour discuter du récent bombardement américain d'une base aérienne syrienne.

Les deux principaux partis de l'opposition turque, le CHP (social-démocrate) et le HDP (prokurde), sont allés plus loin et ont dénoncé des "manipulations" pendant le scrutin et annoncé leur intention de demander le recomptage des voix.

"Ils nous font attendre à la porte de l'Union européenne depuis 54 ans, n'est-ce-pas?"

L'opposition dénonce notamment une décision de dernière minute de l'YSK de considérer comme valides les bulletins de vote non marqués du sceau officiel des scrutateurs.

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"La campagne pour le référendum aura été caractérisée par une extrême virulence qui a polarisé davantage la société, les dirigeants turcs assimilant les partisans du Non à des complices des " terroristes " et des " putschistes ". Cela peut signifier que le président n'a pas complétement confiance dans l'état d'esprit du pays et qu'il craint que la situation ne se tende particulièrement à cause des résultats, parce que finalement, aujourd'hui, il n'y a plus d'opposition légale possible en Turquie.

Une mission commune d'observateurs de l'APCE et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a estimé lundi que le scrutin n'avait pas été "à la hauteur des critères" européens, et souligné que la campagne s'était déroulée dans des conditions inéquitables favorisant le camp du oui. "[.] Nous pourrons aller au-devant de notre peuple, et nous obéirons à sa décision", a lancé le président turc.

Du fait de cette victoire, Recep Tayyip Erdogan pourrait théoriquement demeurer président de la République turque jusqu'en 2029. A vrai dire, ce n'est pas très important pour nous.

Il a également évoqué la possibilité d'organiser un nouveau référendum, cette fois-ci sur le rétablissement de la peine capitale, une initiative qui sonnerait le glas du processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. L'Union européenne menace de geler les négociations.

En dépit des critiques, le parti au pouvoir (AKP) a d'ores et déjà annoncé qu'il proposerait fin avril à M. Erdogan de retrouver sa place dans ses rangs, premier volet de la réforme constitutionnelle élargissant les prérogatives présidentielles, les autres n'entrant en vigueur qu'après les élections prévues en 2019.

Les négociations d'adhésion de la Turquie sont au point mort depuis des années, mais aucune des deux parties ne s'est résignée à les abandonner formellement. Un tel scrutin constituerait "une rupture avec les valeurs" européennes, a affirmé hier l'Elysée. Il a occupé le poste de chef du gouvernement entre 2003 et 2014, avant d'être élu président.

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