Le camp de migrants de Grande-Synthe ravagé par un incendie — Nord

Dominique Dufresne
Avril 20, 2017

Lundi soir, les trois quarts des chalets en bois du camp de Grande-Synthe, créé en mars 2016, ont été réduits en cendres par les multiples départs de feu, à la suite de violentes bagarres survenues entre Kurdes irakiens et Afghans. D'autres incidents de ce genre, signalés à la police, ont de fait été constatés ces derniers mois dans le camp. Selon le centre de secours cet incendie aurait fait plus de blessés que les six officiellement recensés. Aucun bilan complet et précis n'est encore disponible.

Les associations, sur place dès le début de l'évacuation du camp de la Linière, à Grande-Synthe lundi soir, travaillaient d'arrache-pied mardi pour venir en aide aux migrants, sans cacher leur incertitude concernant la nuit et les jours à venir. Dites-le en commentaire.

Déjà ce mercredi, les ministères de l'Intérieur et du Logement avaient indiqué que "la grande majorité des victimes de l'incendie a été mise à l'abri" (soit plus de 1200 personnes hébergées en urgence dans des gymnases et salles communales). En tout, ce sont "1.000 personnes" qui seront à l'abri pour la nuit, a déclaré la ministre. Le préfet a assuré qu'ils seraient relogés dans des hébergements d'urgence.

Une nouvelle explosion fait six morts — Egypte
Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué les deux attentats dans un communiqué diffusé par Amaq, son agence de propagande. Ils se disent victimes de discriminations dans tout le pays de la part des autorités et de la majorité musulmane.

"À ce que je peux voir par moi-même, tout a brûlé".

Les rixes entre migrants se poursuivaient à 00H30, et les deux compagnies de CRS qui tentaient de les faire cesser progressaient difficilement, parfois visées par des pierres, selon le correspondant de l'AFP.

À 40 km à l'est de Calais, se dessinait, dans l'improvisation imposée par les circonstances, une opération analogue à celle conduite fin octobre pour acheminer dans différents centres d'accueil et d'orientation (CAO), environ 6 000 migrants de la "Jungle " de Calais au moment de son démantèlement. "Mais il est impossible de parcourir tout le camp et donc de se faire une idée vraiment précise de l'étendue des dégâts", a expliqué Olivier Caremelle.

La Russie oppose son veto à la résolution de l'ONU — Syrie
Le président Vladimir Poutine a, lui, répété qu'il ne voyait aucun élément prouvant la responsabilité de Damas. Tillerson a de son côté dit souhaiter un échange 'ouvert, franc et sincère'.

Plus d'un millier de migrants, 1.500 selon certains médias, logeaient dans ce camp. Les Afghans étaient mécontents d'être parqués dans les cuisines collectives tandis que les Kurdes dormaient dans des chalets dont le nombre n'a pas été accru.

Entretemps, notamment du fait du démantèlement de la "Jungle" de Calais, la population du camp, qui était retombée à 700 de par la volonté de la municipalité, avait à nouveau grossi.

Tout en rappelant que le site n'avait "pas vocation à rester définitivement", la mairie se disait fière de ce "camp humanitaire dont la fonction première est l'hospitalité".

Mélenchon, Le Pen, Hamon et Fillon réagissent — Attentat déjoué
Cette rue était bloquée par un important dispositif militaire, de policiers et de pompiers, ont constaté des journalistes. Une vingtaine de tentatives d'attentats ont été déjouées depuis début 2016, selon le gouvernement.

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