Attentat "imminent" déjoué : le point sur l'enquête

Tristan Gaume
Avril 20, 2017

Si on ignore pour l'instant la cible des suspects arrêtés à Marseille, ce qui est sûr c'est que ce scrutin, qui s'annonce inédit au vu de l'écart resserré entre quatre favoris et du nombre d'électeurs indécis, se déroulera sous la menace terroriste ce qui exige un renforcement de la sécurité et davantage de vigilance.

A noter qu'environ 80 personnalités ont perdu, le temps de la campagne, leur protection rapprochée pour que les agents puissent se charger des candidats.

Lors des perquisitions effectuées ce mardi à l'appartement occupé par les deux individus dans le 3ème arrondissement de Marseille, les enquêteurs ont découverts "3 kg d'explosif TATP, des armes de poing, de nombreuses cartouches et de produits pouvant servir à constituer une bombe ou une charge explosive" selon le procureur de Paris. Trois kilos d'explosif, des armes et un drapeau du groupe Etat islamique ont été saisis.

Le Japon appelle à une solution "pacifique" à la crise nord-coréenne
Mais la Chine juge qu'il s'agit de "la seule option réalisable" et met Washington au défi d'avancer "une meilleure proposition". Une " provocation " pour le régime nord-coréen, qui a promis, de répondre à cet envoi qualifié d' "insensé ".

Quel était leur cible et où entendaient-ils frapper?

Selon des spécialistes du djihadisme, si François Fillon semble être la cible numéro des terroristes en France, ce n'est pas un hasard. Le candidat de la Droite est protégé depuis par six officiers de sécurité, affectés de manière permanente.

Deux hommes soupçonnés de préparer des attentats " imminents " contre la campagne présidentielle et sous surveillance depuis plusieurs mois en raison de leur proximité avec la mouvance djihadiste a affirmé en fin de journée le procureur de la République François Molins (photo une, vidéo ci-dessous). Les deux suspects, de nationalité française, Clément B., 22 ans et Mahiedine M., 29 ans, avaient déjà été incarcérés pour des faits sans caractère terroriste, a indiqué une source proche du dossier.

Crash d'un avion au Portugal: un patron vaudois parmi les victimes
Il avait notamment été le docteur de Jean-Pierre Papin, Alain Boghossian, Jean Tigana, Eric Di Méco ou encore Robert Pirès. Le chirurgien marseillais et sa femme font partie des cinq victimes du crash d'un avion près de Lisbonne ce lundi.

Ce matin, si certains médias mettent en parallèle les frappes opérées en Syrie et en Irak contre "Daech " et le lourd bilan payé par la population française ces deux dernières années en matière de terrorisme (238 morts), pour l'essayiste et géopolitologue Frédéric Encel, professeur de relations internationales à la PSB Paris School of Business et maître de conférences à Sciences Po Paris, les djihadistes visent avant tout la France pour ce qu'elle représente et non pour ses interventions extérieures.

Mahiedine Merabet cherchait à entrer en contact avec l'EI, notamment pour transmettre "une vidéo d'allégeance ou de revendication", a révélé le procureur.

Il a précisé qu'une "vidéo interceptée le 12 avril dernier" montrait "une table sur laquelle est posé un pistolet-mitrailleur de type UZI", "le drapeau noir de l'État islamique", "des dizaines de munitions disposées afin d'écrire "la loi du talion" et "la une d'un quotidien", Le Monde datée du 16 mars 2017 "avec en couverture un candidat à l'élection présidentielle", en l'occurrence François Fillon. Les photos des suspects, qui faisaient l'objet d'un avis de recherche, avaient été distribuées aux services de sécurité des candidats, ont confirmé Marine Le Pen et l'entourage d'Emmanuel Macron. Clément B. avait l'art de se dissimuler: cartes de paiement prépayées, changements de domicile, utilisation d'alias. "Tout est mis en oeuvre pour assurer la sécurité de ce rendez-vous majeur" qu'est l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai, a-t-il assuré. Une vingtaine de tentatives d'attentats ont été déjouées depuis début 2016, selon le gouvernement. En mars encore, "19 interpellations antiterroristes" ont eu lieu, selon le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl.

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