Quatre candidats dans un mouchoir de poche

Dominique Dufresne
Avril 16, 2017

Après les affaires Fillon et la déification de Macron, le troisième gros épisode de cette saga s'appelle donc Jean-Luc Mélenchon - avant le quatrième et dernier, qui devrait être le sabotage de la campagne de Marine Le Pen. A droite, François Fillon a enrayé deux mois de chute dans les sondages et tente de récupérer les électeurs qui se sont détournés de lui après sa mise en examen pour détournement de fonds publics. Et ces changements, ce sont Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Ca se resserre! A l'approche de l'élection, le clivage droite-gauche refait surface et les courbes d'intentions de vote se resserrent.

En perte de vitesse, Marine Le Pen, elle, ne cesse de voir son capital s'éroder avec, depuis mi-février, une chute de 5,5 points, signe d'une absence de dynamique et de l'incapacité à élargir son socle. L'autre information à retenir de l'enquête d'opinions, publiée ce vendredi, est la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon qui est désormais à 20% des intentions de vote, alors que Benoît Hamon s'écroule à 7,5%. Oui, l'ancien Premier ministre, qui était tombé à 17% fin mars, a gagné un point selon l'institut de sondage BVA commandé par la presse régionale. La priorité est d'éliminer François Fillon, voilà pourquoi je pense peut-être voter pour Macron.

Corée du Nord : nouvel échec d'un tir de missile
Mais la Chine juge qu'il s'agit de " la seule option réalisable " et met Washington au défi d'avancer " une meilleure proposition ".

Comme l'écrit le quotidien économique Les Echos, après le "risque Le Pen", les marchés redoutent le "risque Mélenchon". Son électorat fidèle est passé, en une semaine, de 89% à 81%.

Jean-Luc Mélenchon confirme sa dynamique. La revanche des "petits" Avec la campagne officielle et l'égalité du temps de parole dans les médias audiovisuels, les favoris ont plus de mal à se faire entendre.

Poutine déplore la dégradation de la relation russo-américaine
Il n'y aura pas d'enquête internationale puisqu'hier soir à l'ONU, Bachar Al-Assad a pu compter sur son meilleur allié, la Russie. Il s'est ensuite entretenu avec le président Vladimir Poutine.

La première, pouvoir toujours soutenir le candidat officiel du Parti Socialiste (PS) si " par miracle " Benoit Hamon atteignait le deuxième tour, même si le besoin de " renouveau " exprimé par François Hollande constitue un soutien implicite - mais clair - à Emmanuel Macron. Parmi les électeurs certains d'aller voter le 23 avril, 34% disent qu'ils peuvent encore changer de candidat ou n'ont pas encore choisi quel bulletin sera glissé dans l'urne. Un taux élevé qui est toutefois en baisse.

François Fillon est tout proche, à 19%, et regagne un point dans cette dernière semaine.

Macron, Le Pen, Mélenchon et Fillon dans un mouchoir de poche — Sondage
Le premier d'entre eux, Benoît Hamon , a poursuivi sa dégringolade pour recueillir désormais moins de 8% d'intentions de vote. Il stagne à 23% des intentions de vote, alors qu'il était à 26% fin mars, selon le dernier sondage BVA.

A l'extrême gauche, Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière, Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, le centriste Jean Lassalle qui se pose en défenseur de la ruralité, puis les souverainistes et eurosceptiques Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau, candidat inattendu de l'Union populaire républicaine, et Jacques Cheminade. Cette enquête a été réalisée en ligne du 12 au 14 avril, auprès de 1.439 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.

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