L'inquiétude grandie — Corée du nord

Dominique Dufresne
Avril 14, 2017

Le vice-président américain Mike Pence doit justement se rendre ce week-end en visite officielle en Corée du Sud, alors que les tensions dans la région sont à leur comble et qu'un nouveau tir de missile voire un essai nucléaire du régime de Pyongyang pourraient être menés de façon imminente. Alors que sur Twitter, Donald Trump a affirmé jeudi que le problème nord-coréen "sera traité", avec ou sans le soutien de Pékin, ce vendredi un haut responsable de la Maison Blanche a laissé entendre que les Etats-Unis étudiaient d'ores et déjà "les options militaires" possibles en cas de provocation nord-coréenne. Pour ce dernier, " le vainqueur ne sera pas celui qui tient les propos les plus durs ou qui montre le plus ses muscles.

"S'il y a vraiment une guerre, le résultat sera un échec général, insiste Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères".

Pour riposter à Pyongyang, les Etats-Unis étudient leurs "options militaires"
Selon des responsables américains, la Corée aurait "apparemment placé un engin nucléaire dans un tunnel" en prévision de samedi. Les Etats-Unis rejettent le plan chinois.

La Chine, principal allié politique de la Corée du Nord, a préconisé l'apaisement et a averti qu'un "conflit peut éclater à tout moment".

"Si le Nord procède à des provocations telles qu'un essai nucléaire ou un tir de missile balistique intercontinental, nous l'avertissons à nouveau que son régime devra faire face à des mesures punitives insupportablement fortes", a indiqué le ministère des Affaires dans un communiqué. "C'est pour cela. Ce n'est pas la République populaire démocratique de Corée [le nom officiel de la Corée du Nord, ndlr] mais les Etats-Unis et Trump qui sèment le désordre", a-t-il ajouté dans cette interview. Il avait annoncé auparavant l'envoi vers la péninsule coréenne du porte-avions Carl Vinson, escorté par trois navires lance-missiles, puis évoqué une "armada" comprenant des sous-marins. Elle plaide pour une solution négociée et appelle régulièrement les États-Unis à la retenue dans ce dossier. Pékin réagira fermement en cas d'essai nucléaire ou balistique. Le quotidien estime que la Chine pourrait soutenir de nouvelles sanctions de l'ONU allant jusqu'à des restrictions aux importations pétrolières de Pyongyang.

L'armée durcit le ton face aux Américains — Corée du Nord
Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Mais la Chine juge qu'il s'agit de "la seule option réalisable" et met Washington au défi d'avancer "une meilleure proposition".

"J'ai expliqué au président chinois qu'un deal commercial avec les Etats-Unis serait meilleur pour eux s'ils règlent le problème de la Corée du Nord!".

Quoi qu'il en soit, les vols de la compagnie aérienne publique Air China entre Pékin et Pyongyang seront suspendus à partir de lundi, a annoncé vendredi la chaîne d'Etat chinoise CCTV.

Une opération militaire pour "traiter le problème" nord-coréen?
"Ils étaient là-bas", a déclaré Trump, en précisant que le Pentagone se penchait sur cette question. Celui-ci a tweeté le 11 mars que la Corée du Nord "cherche des problèmes ".

Un éditorial du Global Times a laissé entrevoir jeudi une solution inédite, en appelant Pyongyang à "abandonner son programme nucléaire" en échange de la protection de Pékin. Une suggestion faite aussi par une source diplomatique française.

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