Trump promet de "détruire" Daech, dénonce l'attaque chimique en Syrie

Dominique Dufresne
Avril 10, 2017

Le nombre de victimes n'a cessé de s'aggraver au fil des heures: il s'établissait mercredi à 72 morts, dont 20 enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a pour sa part indiqué " rassembler et analyser des informations de toutes les sources disponibles ".

Les pays occidentaux avaient tenu le régime syrien responsable de cette attaque, Damas avait accusé les rebelles et les Etats-Unis avaient été sur le point de riposter militairement avant que Barack Obama, qui avait fait de l'emploi des armes chimiques par le régime de Bachar al Assad une "ligne rouge" à ne pas franchir, ne renonce.

Depuis le début du conflit il y a six ans, le dossier syrien divise les Occidentaux et la Russie, bloquant tout effort pour mettre fin à une guerre qui a fait plus de 320'000 morts.

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Mais le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a réaffirmé que Damas' n'a pas utilisé et n'utilisera jamais' des armes chimiques contre son propre peuple.

Le président américain a reconnu que son "attitude vis-à-vis de la Syrie et d'Assad avait nettement changé", soulignant que "ce qui s'était passé était inacceptable". En explosant, ces dernières se seraient disséminées dans l'atmosphère. Selon Moscou, les forces aériennes syriennes ont effectivement porté le 4 avril une frappe dans le secteur de Khan Cheikhoun, mais celle-ci a visé un atelier où les combattants fabriquaient des armes à substances toxiques et non les quartiers d'habitation.

Réuni en urgence après l'attaque chimique de mardi en Syrie, le Conseil de sécurité des Nations unies est entré en conclave pour tenter d'adopter une résolution après la récente attaque chimique, on observe avec grand regret s'opérer quasi exactement les mêmes clivages que lors de l'attaque de la Ghouta en 2013, les Etats Unis montent à l'assaut dans une démonstration hollywoodienne de photos d'enfants victimes, suivis mécaniquement par la Grande Bretagne et la France qui réitèrent les mêmes accusations sans preuve contre le régime de Damas, ce que naturellement la Russie conteste et elle va donc s'opposer à un projet de sanction du Conseil de sécurité.

La Syrie a adhéré à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques après une vaste attaque chimique en août 2013 dans la Ghouta, banlieue orientale de Damas. "Leur mort fut un affront à l'humanité ", a-t-il ajouté. "Ces actes odieux par le régime d'Assad ne peuvent pas être tolérés", a-t-il martelé à la Maison-Blanche.

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays soutient les rebelles, a qualifié d'"assassin" M. Assad en lui imputant l'attaque.

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a fustigé mercredi Moscou pour n'avoir pas su tempérer son allié syrien.

Avant la conférence de presse de M. Trump, l'opposition politique syrienne avait vivement déploré les positions de son administration.

Côté russe, c'est le ministère de la Défense qui a réagi affirmant dans un premier temps que "les avions de l'armée de l'air russe n'ont mené aucune frappe dans la zone de la localité de Khan Cheikhoun".

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L'adolescente, qui n'était pas blessée, a été conduite aux urgences gynécologiques pour y subir des examens et des prélèvements. La jeune fille, qui a indiqué avoir été forcée à se prostituer, a été placée en famille d'accueil.

L'ambassadeur britannique à l'ONU Matthew Rycroft a indiqué à la presse que "les négociations continuaient avec [ses] collègues au Conseil de sécurité" et qu'il "ne prévoyait pas" qu'elles se concluraient mercredi. Les autorités turques ont également condamné Damas et ont averti la Russie que cette attaque mettait en danger le processus de paix lancé à Genève et Astana. François Hollande évoque la "responsabilité" de Bachar al-Assad et la "complicité" de ses "alliés".

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