Mali : ouverture ce mercredi du procès du putschiste Amadou Haya Sanogo

Dominique Dufresne
Décembre 1, 2016

Les militaires, dont les généraux Yamoussa Camara, ancien ministre de la Défense, et Dahirou Dembélé, ex-chef d'état-major, sont jugés pour "enlèvement et assassinat, complicité d'enlèvement et d'assassinat" de parachutistes, dont les corps ont été retrouvés dans un charnier en décembre 2013 près de Kati, où se trouvait le quartier général de Sanogo.

Le Général Amadou Haya Sanogo se dit prêt pour le procès afin de dire sa part de vérité dans cette affaire qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive.

Des membres des familles des bérets rouges disparus veulent que le procès se tienne à la date prévue.

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Les Maliens attendaient ce jour avec impatience. "Il faut juger Sanogo parce que la réconciliation passe par la justice".

En entendant l'ouverture et les mots du juge, toutes les parties, le Général Amadou Haya Sanogo et ses Co-prévenus ainsi que leurs Avocats et ceux des victimes vont se concentrer davantage sur le réquisitoire du juge, pour voir quelle peine celui-ci va requérir. Depuis, le petit capitaine, formé aux Etats-Unis, responsable en mars 2012 du coup d'Etat contre le régime déliquescent d'Amadou Toumani Touré (ATT), a perdu de sa superbe.

Pour rappel, notons que l'officier Amadou Sanogo avait été promu général avant de tomber en disgrâce au terme d'une transition qui s'est achevée en août 2013 par l'élection du président Ibrahim Boubacar Keïta.

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Les juges devront déterminer son degré d'implication dans le massacre d'une vingtaine de soldats fidèles à l'ancien président Amadou Toumani Touré qui, après leur arrestation pour une tentative de contre-coup d'Etat, avaient été exécutés. Le prévenu est en prison, depuis novembre 2013. Le message est clair, "tout partisan du pouvoir kaki le fera à ses risques et périls ", écrit le journal Aujourd'hui du Burkina Faso.

Sur demande du président de la cour, il se présente comme suit: " Je suis le général Amadou Haya Sanogo ex Chef de l'état", affirme le principal accusé de l'affaire dite des bérets rouges. "Le Mali s'honore à rendre justice et donner aux accusés un droit que ces derniers ont nié à leurs victimes", estime Me Clémence Bectarte, avocate des victimes pour la FIDH. Mais le Collectif des Avocats de la défense de l'accusé plaident pour un report pour irrégularité dans les citations.

Mais, pour le procureur de la République près la Cour d'appel de Bamako, Mamadou Lamine Coulibaly, intervenant à la télévision nationale, toutes les dispositions juridiques légales sont prises pour la réussite de ce procès.

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